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Voilà certainement une question que nombre de détenteurs de PEA doivent se poser (liquider dans le sens vendre ses titres, et non fermer son PEA).
Et ils ont raison.
Boursovision ne veut pas être un oiseau de mauvais augure. De même, Boursovision n’est ni gourou ni devin, et peut se tromper. Mais il faut bien se rendre à l’évidence. Tous les indicateurs techniques confirment que l’on s’oriente chaque jour un peu plus vers une baisse significative des marchés.
Le Dow Jones a clôturé à 14.164 points le 9 octobre 2007, et à 13.042 vendredi soir 9 novembre, soit une baisse de 7,9 % en un mois. Et les indicateurs à moyen terme se tournent aussi vers la baisse. Le CAC 40 suit le même mouvement. Après avoir fait un sommet à 6168 points le 1er juin 2007, il est descendu à 5265 le 16 août, remonté à 5862 le 11 octobre, et a clôturé vendredi soir 9 novembre à 5524. Soit une baisse de 10,4 % depuis le 1er juin.
Ce qui fait monter la bourse, c’est l’espérance que les entreprises vont réaliser des profits importants, et distribuer autant sinon plus de dividendes à leurs actionnaires.
Or les nuages s’assombrissent.
Les prix des matières premières augmentent, et pas uniquement le pétrole. Les céréales aussi, en raison de mauvaises récoltes dans plusieurs pays producteurs et exportateurs, et de la transformation de plus en plus grande de ces matières en substitut du pétrole. Certains minerais aussi. L’augmentation des prix des matières premières est l’une des causes les plus importantes dans la création de l’inflation.
Car l’inflation est bien là, et passe de moins en moins inaperçue, en particulier concernant les produits alimentaires et les énergies.
Les entreprises commencent à sentir les effets de la dégradation de l’environnement économique, (hausse des prix des matières premières, concurrence accrue due aux dévaluations rampantes de certaines monnaies) et les profits annoncés deviennent inégaux, pour ne pas dire incertains pour certains groupes.
Pour la première fois depuis longtemps, les banques sont aussi touchées, par la crise du subprime. On s’attend à ce que d’autres banques annoncent des pertes substantielles. Moins de profits, donc moins d’argent à distribuer. Le crédit va devenir plus cher pour rétablir les marges des prêteurs. Les entreprises vont devoir restreindre leurs investissements, pour ne sélectionner que les plus rentables, si elles ne veulent pas voir s’évaporer leurs profits futurs.
Quant aux consommateurs, beaucoup se serrent déjà la ceinture. Les uns pour payer l’achat de leur logement, car tous ne l’ont pas financé avec des emprunts à taux fixes, loin s’en faut. Ce n’est pas l’Amérique et ses excès, mais quand même, les fins de mois deviennent difficiles pour beaucoup de nos compatriotes. Les autres parce que les entreprises essayent de maintenir leur profitabilité en optimisant leur organisation, ce qui implique généralement des licenciements. Et comme la période n’est pas propice aux augmentations de salaire, ceux qui ont un travail vont devoir se satisfaire de ce qu’ils ont.
Pour ces raisons, la consommation va évidement s’en ressentir.
Les banques centrales n’ont pas une grande marge de manoeuvre, car les taux d’intérêt sont déjà hauts. En baissant les taux pour relancer les économies, elles prennent le risque de laisser l’inflation repartir, c’est à dire de faillir à la principale mission qui leur a été confiée. Ce à quoi elles se refusent, du moins la FED américaine et la BCE européenne. Mais en maintenant ou augmentant les taux d’intérêt, elles asphyxient les économies et reportent l’échéance d’une reprise économique.

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Cliquer sur les graphes pour les agrandir.

CAC 40 et Dow Jones au 12 novembre 2007
Bandes de Bollinger, Moyennes mobiles exponentielles 20 (verte), 50 (bleue) et 150 (rouge), MACD 12,26,9.
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